Le président de la FIFA, Gianni Infantino, a réagi à la situation de l’arbitre somalien Omar Abdulkadir Artan, refoulé des États-Unis alors qu’il devait prendre part à la Coupe du monde. Une affaire qui continue de susciter de nombreuses interrogations au sein de la communauté du football.
Questionné en conférence de presse, le patron de la FIFA a qualifié la situation de regrettable tout en assurant que l’instance mondiale travaillait à trouver des solutions.
«Il est regrettable ce qui est arrivé à Omar, l’arbitre de Somalie. Nous discutons et nous essayons toujours de trouver une solution», a déclaré Gianni Infantino.

Le président de la FIFA a toutefois rappelé que son organisation ne pouvait pas se substituer aux autorités étatiques en matière de contrôle des frontières.
«Nous ne sommes pas les rois du monde. Nous ne pouvons pas imposer nos décisions aux gouvernements ou aux forces de police», a-t-il expliqué, privilégiant une approche basée sur le dialogue plutôt que sur la confrontation publique.
Entre-temps, Omar Artan est rentré en Somalie où il a reçu un accueil chaleureux, symbole du soutien dont il bénéficie dans son pays. Son cas a rapidement dépassé le cadre sportif pour devenir un sujet de débat sur les conditions d’accès au territoire américain pour certains ressortissants étrangers.
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Au-delà des explications fournies par la FIFA, plusieurs observateurs s’interrogent sur le silence de la Confédération africaine de football (CAF). L’instance continentale ne s’est pas encore exprimée publiquement sur le cas de cet arbitre considéré comme l’un des représentants les plus prestigieux de l’arbitrage africain.
Si Gianni Infantino assure que la FIFA œuvre en coulisses pour résoudre les difficultés rencontrées par certains participants, l’affaire Omar Artan rappelle que l’organisation d’une compétition mondiale peut parfois se heurter aux réalités géopolitiques et aux politiques migratoires des pays hôtes.
Une question demeure toutefois : le cas de l’arbitre somalien restera-t-il un incident isolé ou marquera-t-il l’un des sujets les plus sensibles de cette Coupe du monde ?
Agnès Olive Ewoudou







