Présentée du 5 septembre au 31 octobre 2026, cette exposition constitue la deuxième exposition personnelle de l’artiste au sein de la galerie AFIKARIS, à Paris, après Les mondes de l’oiseau-conteur en 2024.
Avec Nos géographies intimes, Hervé Yamguen s’intéresse aux territoires invisibles qui façonnent chaque individu : la mémoire, les émotions, les héritages familiaux, les blessures, les rêves et les lieux qui ont marqué une existence.

L’artiste propose une autre manière de penser l’identité. Celle-ci n’est pas figée, mais se construit au fil des expériences, des rencontres et des déplacements. Les lieux que nous quittons continuent, eux aussi, à vivre en nous.
Pour traduire cette réflexion, l’artiste en investit plusieurs médiums : dessins, peintures, sculptures en bronze et masques en bois.
Entre poésie, mémoire et vivant
Artiste pluridisciplinaire, Hervé Yamguen est également profondément attaché à la poésie. Ses œuvres font apparaître des personnages hybrides dans lesquels se rencontrent figures humaines, végétaux, animaux et éléments naturels.
Cette relation entre l’humain et le vivant traverse toute l’exposition. Nourri par les cosmologies africaines, la pensée animiste et la philosophie de l’Ubuntu, l’artiste défend une vision de l’existence fondée sur la relation et l’interdépendance.

L’arbre occupe notamment une place symbolique importante. Avec ses racines et ses branches, il devient une métaphore de l’identité : ancrée dans les héritages, mais toujours ouverte vers de nouveaux horizons.
Un artiste camerounais à la rencontre du public parisien
Né en 1971 à Douala, Hervé Yamguen développe depuis plusieurs décennies une pratique qui mêle arts plastiques, poésie et différents modes d’expression. Il avait déjà présenté en 2024 sa première exposition personnelle en Europe à AFIKARIS, Les mondes de l’oiseau-conteur.
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Avec Nos géographies intimes, l’artiste poursuit donc un travail qui invite à regarder au-delà des apparences. Car derrière chaque visage, chaque corps et chaque lieu se cachent des histoires. Des histoires personnelles, mais aussi des mémoires collectives.
Une exposition où l’art devient une cartographie de l’invisible : celle de tout ce qui nous habite.
Manu NKAMA







