Le projet de la FIFA d’ouvrir une partie de ses activités commerciales à des investisseurs privés suscite une vive opposition de l’UEFA. Si l’instance mondiale défend une réforme destinée à accroître les financements du football, plusieurs fédérations européennes redoutent une influence grandissante du secteur privé sur la gouvernance et les revenus du football mondial.
Dans le cadre de cette réforme, la FIFA envisage d’ouvrir jusqu’à 20 % du capital de cette société à des investisseurs privés.

L’objectif affiché est de renforcer sa capacité financière afin d’accroître les investissements dans le développement du football à travers le monde, tout en conservant le contrôle des décisions sportives et de la gouvernance.
Cette initiative pourrait avoir des retombées importantes pour les 211 fédérations membres, qui bénéficieraient d’une augmentation significative des financements alloués par la FIFA au cours du prochain cycle 2027-2030. Une mesure particulièrement attendue par les fédérations des pays en développement, notamment en Afrique, où les ressources restent souvent limitées.
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Cependant, le projet ne fait pas l’unanimité. Plusieurs fédérations, dont l’UEFA, s’inquiètent d’une possible influence croissante des investisseurs privés sur les revenus du football mondial. Elles réclament davantage de transparence avant toute décision définitive.
La FIFA, de son côté, assure que cette ouverture du capital ne remettra pas en cause son indépendance. Selon son président, Gianni Infantino, il s’agit avant tout d’un levier destiné à garantir des ressources durables pour financer le développement du football dans toutes les régions du monde.
Si elle est approuvée, cette réforme marquera un tournant historique dans la gestion économique du football mondial et pourrait redéfinir le modèle de financement de la FIFA pour les années à venir.
Agnès Olive Ewoudou







