Le mercredi 1er juillet 2026 restera gravé comme une journée de profonde désillusion pour le football africain lors de cette Coupe du monde. Alors que les portes des huitièmes de finale leur tendaient les bras, le Sénégal et la République démocratique du Congo (RDC) ont sombré dans les derniers instants de leurs rencontres respectives, scellant un double épilogue d’une cruauté rare.
Sénégal – Belgique : Le naufrage tactique
En fin de match. Les Lions de la Teranga pensaient avoir fait le plus dur. Portés par une entame solide, les Sénégalais ont logiquement mené les débats grâce à une ouverture du score de Habib Diarra à la 24e minute, suivie d’un second but d’Ismaïla Sarr dès le retour des vestiaires (51e). Avec un avantage confortable de 2-0 à l’heure de jeu, la qualification pour les huitièmes de finale semblait acquise.
C’était sans compter sur les ultimes minutes de la rencontre et une gestion de fin de match dramatique. La Belgique a totalement renversé le scénario en l’espace de trois minutes : Romelu Lukaku a d’abord réduit l’écart à la 86e minute, avant que Youri Tielemans n’arrache l’égalisation à la 89e minute (2-2). Totalement sonnés par ce retournement de situation, les hommes de Pape Thiaw ont été entraînés en prolongations, où la décision finale est tombée à la 120e minute sur un penalty transformé par ce même Tielemans. Un véritable scénario catastrophe qui brise le rêve sénégalais.
Angleterre – RDC : Des Léopards
Renversés par Harry Kane. Pour la République démocratique du Congo, le sentiment d’inachevé est tout aussi amer. Face aux Three Lions anglais, les joueurs de Sébastien Desabre ont réalisé une entame de match parfaite, récompensée par un but précoce de Cipenda dès la 7e minute de jeu. Rigoureux tactiquement et combatifs, les Léopards ont longtemps tenu tête à l’armada anglaise.
La rupture est intervenue à l’entame du dernier quart d’heure. À la 75e minute, l’inévitable Harry Kane a rétabli l’équilibre d’une tête rageuse, avant de doubler la mise à la 86e minute (2-1), coupant définitivement les jambes congolaises. Malgré une poussée désespérée en fin de match, la RDC quitte la compétition avec d’immenses regrets, devenant ainsi la quatrième nation africaine éliminée de ce Mondial après la Tunisie, l’Afrique du Sud et la Côte d’Ivoire.
Le mal récurrent des fins de match
Ces deux éliminations simultanées mettent en lumière un problème récurrent pour de nombreuses sélections du continent : la gestion émotionnelle et tactique des fins de match. Qu’il s’agisse des choix de coaching, du recul défensif excessif ou du manque de lucidité à l’approche du coup de sifflet final, le constat est implacable. Menés au score, l’Angleterre et la Belgique ont su faire parler leur expérience et leur banc de touche pour punir le manque de rigueur terminal des équipes africaines.






