En quelques semaines, il est passé de fichier anonyme à virus numéro un. Avec son EP http://B.A.B.A.L.png, Babal a saturé Apple Music Cameroun avec 5 titres dans le Top 10, franchi les 3 millions de vues sur YouTube et imposé une identité codée en .png, .rar, .ppt sous cagoule blanche. Après avoir conquis l’algorithme, il passe en mode live. Le chanteur organise ce samedi, 29 Août 2026 un showcase privé au sous-sol de l’Onomo Hôtel à Bonanjo, à 5000 FCFA prix unique, pour transformer le buzz en contact réel.

L’histoire s’est exécutée très vite. Début juillet 2026, un fichier nommé http://TROBU.png s’installe à la première place d’Apple Music Cameroun. Ce n’était pas un accident isolé, mais une invasion systémique. Syndrome du « sauveur.rare », CTRL + http://Z.ppt, INTRO, Projet B.A.B.A.L : au total, cinq entrées de son EP occupent simultanément le Top 10, reléguant des serveurs lourds comme Fally Ipupa, Burna Boy, Asake ou Himra. La courbe ne s’arrête pas à Apple. Shazam capte le signal, Spotify suit, YouTube compile. De 2,1 millions de vues en trente jours au début août, le compteur vient de dépasser les 3 millions cumulés. Le jeune artiste que personne ne connaissait auparavant est devenu le nom que tout le monde met en boucle.

Ce qui intrigue, c’est le format. Babal ne se présente pas comme un chanteur, il se présente comme un dossier. Des titres en extension de fichiers, une direction artistique geek et clinique, des prods léchées au millimètre, une voix filtrée, robotisée par endroits, une mélancolie qui pourtant fait danser. Certains y ont vu du Stromae, d’autres du Yamé. Beaucoup y ont vu la main de l’intelligence artificielle. La perfection du rendu a nourri le doute. Mais la machine est humaine. Vu en juin sur la scène des Berry Boys Club à Douala sous sa cagoule blanche, il a enchaîné au concert de Mimie le 25 juillet au Palais des Congrès de Yaoundé puis le 1er août avec DOPELYM à l’Esplanade de l’Hôtel de Ville. Babal confirme qu’il ne veut plus seulement être écouté, il veut être exécuté en direct.
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C’est tout le sens de l’événement qui se prépare. Ce samedi, au sous-sol de l’Onomo Hôtel à Bonanjo, il ne s’agira pas d’un simple concert. C’est une release party, un showcase privé pensé comme un laboratoire d’écoute. Un espace confiné, intime, pour entendre le projet sans latence, sans filtre d’algorithme. Le prix est volontairement accessible, en protocole unique : 5000 FCFA. L’occasion pour le public de vérifier par lui-même si le fichier matche avec la scène.
Babal a prouvé qu’en 2026, on pouvait prendre le contrôle du Top sans passer par les anciens circuits. Un bon projet, une esthétique claire et une communauté suffisent à compiler le succès. Reste désormais l’épreuve la plus complexe pour tout système : durer. Le rendez-vous de ce samedi à l’Onomo est la première réponse. Le 29, il ne sera pas seul sur scène. L’installation continue…
Japhet Mbakop Tchagha







